RDV Mardi 10 mars à 17h40

Publié: 9 mars 2015 dans Actions / NEWS

CE MARDI 10 MARS à 18h, au collège Paul Eluard, Mme Bovet a convoqué une réunion, avec la présence de la DSDEN et ouverte aux professeurs et parents élus au Conseil d’Administration du collège, pour la rédaction de la convention.

Nous n’avons pas encore de réponse quand à la possibilité d’élargir le rendez-vous aux parents mobilisés, élus ou non, sur le 1er et le 2ème degré, ainsi qu’aux enseignants et directions des écoles.
On n’a pas eu de refus, mais on n’a pas eu de réponse.
En effet, depuis plusieurs jours, vous avez pu voir, les courriers de NVB, et du maire, ceux que nous avons envoyé au Rectorat, etc… Najat dit que « le collège et les écoles qui l’alimentent continueront à disposer des moyens d’enseignement dont ils disposent aujourd’hui ». Et donc, malgré ce que disait le rectorat il y a quelques semaines, nous voulons de notre côté (et la Mairie avec nous ) faire figurer les 6 écoles dans la convention proposée au Collège.

Une délégation constituée de parents mobilisés, élus ou non, sur le 1er et le 2ème degré, ainsi que d’enseignants et de directeurs des écoles se rendra naturellement à cette réunion, étant donné les circonstances, en espérant être reçue.

Nous proposons d’être très nombreux devant le collège dès 17h40, mardi, pour montrer que nous sommes toujours mobilisés, pour soutenir la délégation et aboutir à une convention qui regroupe toutes les promesses de Najat Vallaud-Belkacem.

Nous comptons sur la mobilisation de tous.
Vous pouvez rapporter banderoles et de quoi être bruyants.

5 mars 2015

Madame Gille,
Madame Burghelle,
Monsieur Ledroit,
Monsieur Demorgon,

Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse de votre part à notre courrier du 13 février dernier.

Sachez que de notre côté, des éléments nouveaux sont apparus pour ce qui concerne la convention du collège et des six écoles de son réseau.

Nous avons été reçus par Monsieur Bessac et nous avons pu faire avec lui le point sur certains aspects.

Nous vous confirmons à ce propos que le Maire n’a signé aucune lettre d’engagement qui aurait concernée les écoles Paul Bert et Dolto, comme vous nous l’aviez annoncé le mercredi 11 février.

Monsieur Bessac s’est d’ailleurs manifesté depuis auprès de la DSDEN, par lettre, le 19 février, pour réitérer sa volonté de voir toutes les écoles de l’ancien RSS du collège Paul Eluard conserver les moyens de l’éducation prioritaire.

Par ailleurs, Madame la Ministre de l’Éducation Nationale a envoyé deux courriers : un à notre maire Monsieur Bessac et un à notre député Monsieur Hammadi, dans lesquels elle écrit : « Vous m’avez alertée sur la situation du collège Paul Éluard de Montreuil, pour lequel, au vu de ses indicateurs, une sortie de l’éducation prioritaire est envisagée (…). Je suis en mesure de vous annoncer que ce collège et les écoles qui l’alimentent continueront à disposer des moyens d’enseignement dont ils disposent aujourd’hui ».

 

Nous nous réjouissons de cette réponse apportée par la ministre elle-même, et nous revenons vers-vous car Madame la Ministre mentionne dans sa lettre : « Je vous propose, au nom de l’exigence de justice qui nous anime, que cette mobilisation de l’éducation nationale en faveur du Collège Éluard, prenne la forme d’une convention académique de priorité éducative (CAPE) signée par le recteur de l’académie. »

C’est vers vous donc, que nous devons nous tourner pour pouvoir concrétiser cette annonce dans la rédaction de la convention, en y intégrant les six écoles du réseau.

En effet, étant donné cette décision de Madame la Ministre, il n’y a maintenant plus lieu d’attendre l’annonce de la carte scolaire pour envisager les moyens qui pourraient être alloués aux écoles. En outre, 26 écoles parisiennes, listées sur le site de l’académie de Paris, ont bénéficié de CAPE sans que cela pose de problèmes juridiques particuliers.

Une réunion de travail autour de la convention est prévue le 10 mars au collège Paul Éluard. Madame Bovet, la principale du collège, y a convoqué les parents élus au CA.
Le CA ne concerne que le collège, cette convocation exclue donc de fait les représentants des écoles du premier degré.

Nous vous demandons donc de permettre à Madame Bovet d’ouvrir cette réunion à des représentants de parents des écoles primaires et maternelles, ainsi qu’aux directeurs.

Les professeurs du collège et les représentants FCPE du collège, ont fait séparément cette même demande auprès de la DSDEN. Nous n’avons à ce jour aucun retour.

Ce n’est que tous ensemble que nous pourrons aboutir sereinement à cette CAPE qui doit garantir que notre réseau « continuera à disposer des moyens d’enseignement dont il dispose aujourd’hui. »

Dans l’attente d’un retour de votre part, nous vous prions d’agréer, Madame la Rectrice, nos salutations respectueuses.

Julie Mainka, Isabelle Hazaël, Laure Arto, Sophie Decaudin,

Bénédicte Ober, Manuel Bleton, Pierre Vila

 

Pour les parents de l’ensemble réseau du collège Paul Éluard, Montreuil.

Des échos du ministère

Publié: 5 mars 2015 dans Actions / NEWS
Nouveau rebondissement : Mme Najat Vallaud-Belkacem a envoyé un courrier à M. Patrice Bessac !
Elle y stipule que « le collège et les écoles qui l’alimentent continueront à disposer des moyens d’enseignement dont ils disposent aujourd’hui ».

C’est enfin la première fois que nous avons un document écrit qui prenne en compte l’ensemble du réseau.
Mais si cette lettre est une belle avancée et est encourageante, elle ne précise pas bien entendu ni les modalités de l’engagement (convention, lettre d’engagement), ni la durée.
Ce soir, une délégation a été reçue par M. Patrice Bessac. Celui-ci a réaffirmé son complet soutien à nos actions et à nos revendications. Il a par ailleurs déploré l’absence totale de communication entre la mairie et la DSDEN.

Dans les faits, nous sommes toujours dans le flou pour ce qui concerne l’intégration des écoles dans la convention du collège (le rectorat nous répétant sans cesse que les écoles ne peuvent figurer dans la-dite convention mais ne nous répond pas quant aux modalités administratives les concernant). Or il est fondamental qu’il y ait un document écrit pour les écoles.
Nous avons pu solliciter M. Bessac pour qu’il se renseigne auprès d’autres maires car nous lui avons fourni des documents mentionnant le cas d’écoles parisiennes ou de Normandie qui avaient pu bénéficier de conventions.

Par ailleurs, M. Bessac rencontre ces prochains jours le nouveau Directeur Académique et défendra notre position : une convention écrite pour 4 ans et pour l’ensemble du réseau.

Nous avons convenu qu’il fallait maintenant refuser le calendrier que tentait de nous imposer le rectorat en séparant les écoles du collège : il nous avait été dit que le cas des écoles ne serait pas examiné avant le 1er avril, date de la sortie de la nouvelle carte scolaire (qui détermine les ouvertures ou fermetures de classes en fonction des prévisions des effectifs).

Or, nous pouvons maintenant nous appuyer sur la lettre de la ministre : si les moyens sont maintenus, il n’y a plus aucune raison d’attendre cette fameuse carte scolaire.

Nous allons préparer un courrier au Rectorat pour faire valoir la décision de la ministre. Et nous allons donc leur demander de reconsidérer les choses qu’ils nous imposaient (ne pas faire figurer les écoles dans la convention, attendre la carte scolaire nationale du 1er avril).

C’est en bonne voie, mais rien est encore acquis.
Nous allons faire en sorte que le 10 mars la convention soit définitivement rédigée et transmise.
Pour ne pas lâcher et réaffirmer notre détermination dans cette mobilisation, tant que nous n’avons rien de signé, tant que nous n’avons pas la certitude que la totalité des moyens seront maintenus sur tout le réseau pendant 4 ans, pour ne pas nous faire rouler dans la farine au dernier moment, nous allons mettre en place quelques actions ponctuelles, mais qui nécessitent un peu de monde (sans perturber aucun cours, comme depuis la rentrée de janvier 2015). Merci de continuer à envoyer un message pour dire si vous pouvez être disponibles et quand, même peu de temps, c’est pour le matin plus précisément. (MERCI de vous manifester par retour de mail que nous puissions nous compter).

On vous donne des nouvelles très bientôt.

Communiqué de Presse

Publié: 5 mars 2015 dans Communication, Presse

Mercredi 4 mars 2015, Montreuil, Seine-Saint-Denis

Depuis plus de 3 mois, nous, parents de collégiens et écoliers, nous sommes mobilisés parce que le collège de nos enfants et son réseau de six écoles situées dans le Bas Montreuil sont sortis de l’éducation prioritaire. Depuis plus de 3 mois, nous crions à l’injustice, nous nous battons contre une administration sourde et aveugle à la réalité.

Mixité, le nouveau grand chantier de Mme la ministre. On ne parle que de ça. L’incohérence des décisions des sorties de Rep ne saute-t-elle aux yeux de personne?

Pourtant l’équation est une évidence : plus de REP = dégradation des moyens = évitement scolaire et demande de mutations = mixité en péril.

Pas besoin d’avoir fait une grande école pour le savoir, de la même manière qu’il ne fallait pas être un génie pour savoir que l’assouplissement de la carte scolaire imposée par le précédent gouvernement ne profiterait qu’aux classes aisées et ne ferait qu’augmenter les inégalités et la ségrégation sociales (rapport parlementaire 2012 de la sénatrice Françoise Cartron).

Comment peut-on imaginer que les demandes de mutations n’afflueront pas dans les établissement qui ont perdu leur label? Que les équipes en place depuis longtemps (la tant souhaitée “stabilité des enseignants” voulue par le gouvernement) n’exploseront pas? Ils ont 3 ans pour faire valoir leurs points de mutation : qui y renoncera? Qui acceptera de travailler dans des conditions difficiles comme ici chez nous, à Ivry, à Colombes, dans le 20ème et ailleurs sans plus aucun avantage salariale?

La réalité est là : de nombreux parents ont déjà envisagé de scolariser ailleurs leurs enfants dès la rentrée de septembre 2015, et nous craignons le pire quand la période de demande de dérogations va s’ouvrir. De plus, notre proximité avec Vincennes et Paris est de ce point de vue un vrai problème (celui-là non plus n’a pas été pris en compte par l’administration). Les fausses domiciliations sont monnaie courante. Et on n’a jamais autant parlé de mutations en salle des profs…

Doit-on attendre un futur rapport parlementaire sur les conséquences des sorties de Rep dans nos quartiers pour agir? Doit-on se résigner? On verra bien dans 4 ans? On parie?

Après une nouvelle intervention de notre maire M. Patrice Bessac, Mme Najat Vallaud-Belkacem a adressé à ce dernier un courrier stipulant que « le collège et les écoles qui l’alimentent continueront à disposer des moyens d’enseignement dont ils disposent aujourd’hui ».

C’est enfin la première fois que nous recevons un document écrit qui prenne en compte l’ensemble du réseau. Mais si cette lettre est une belle avancée et est encourageante, elle ne précise pas bien entendu ni les modalités de l’engagement (convention, lettre d’engagement), ni la durée.

Mais nous sommes convaincu de la bonne foi de Mme la ministre et que les moyens dont elle parle recouvrent évidemment l’intégralité des dispositifs de l’éducation prioritaire (effectifs, nombre de CPE et surveillants, options, soutien, décharge de direction, RASED, accompagnement éducatif, etc.).

Lundi 2 mars 2015, une délégation de parents, professeurs et directeurs d’écoles, a été reçue par M. Patrice Bessac. Celui-ci a réaffirmé son complet soutien à nos actions et à nos revendications. Il a par ailleurs déploré l’absence totale de communication de la DSDEN et des difficultés qu’il rencontrait pour rencontrer et discuter avec les instances administratives.

Dans les faits, nous sommes toujours dans le flou pour ce qui concerne l’intégration des écoles dans la convention du collège (le rectorat nous répétant sans cesse que les écoles ne peuvent figurer dans ladite convention mais ne nous répond pas quant aux modalités administratives les concernant). Or il est fondamental qu’il y ait un document écrit pour les écoles. Par ailleurs 26 écoles parisiennes ont pu bénéficier de CAPPE (Convention académique pluriannuelle de priorité d’éducation). Paris est un territoire à part? Pourquoi les écoles Fleurville et André Gide d’Harfleur ont également eu une convention? L’administration se cache derrière des arguties juridiques pour éclater le réseau et nous diviser, ayant peut-être imaginé que l’annonce d’une convention sur le collège aurait satisfait une partie d’entre nous et nous aurait démobilisés. Mais depuis le début, parents, enseignants du collège et des écoles, directeurs, nous défendons ensemble la totalité du réseau. Il y a encore quelques semaines, seules 2 écoles sur les 6 avaient leurs moyens maintenus pour une durée d’1 an !

M. Patrice Bessac rencontre ces prochains jours le Directeur Académique et défendra notre position : une convention écrite pour 4 ans et pour l’ensemble du réseau.

Nous refusons le calendrier que tente de nous imposer le rectorat en séparant les écoles du collège : une convention avec le collège pourrait être validée rapidement mais il nous a été indiqué que le cas des écoles ne serait pas examiné avant le 1er avril, date de la sortie de la nouvelle carte scolaire (qui détermine les ouvertures ou fermetures de classes en fonction des prévisions des effectifs). La lettre de Mme Najat Vallaud-Belkacem rend caduque ce calendrier.

Nous refusons aussi le détachement des écoles et luttons pour le maintien de notre réseau.

Nous ne nous résignons pas !

(En pièce jointe : la lettre de Mme Najat Vallaud-Belkacem).

Les parents du collège Paul Eluard, des écoles maternelles Dolto, Marceau et Voltaire, des écoles élémentaires Voltaire, Françoise Héritier et Paul Bert.

Madame Gille,

Madame Burghelle,

Monsieur Ledroit,

Monsieur Demorgon,

Monsieur Bessac,

Monsieur Hammadi,

 

 Nous sommes, ces derniers jours, très préoccupés par la tournure que prennent les événements, tournure en contradiction avec l’esprit « d’ouverture et de dialogue » évoqué notamment lors des rendez-vous du 19 décembre et du 21 janvier.

Pour pouvoir continuer dans la meilleure voie possible pour tous, pour ne pas perdre de l’énergie dans des combats stériles, pour que les enfants puissent continuer leur scolarité dans de bonnes conditions et conserver les moyens pour le faire, pour que les écoles puissent faire perdurer ce qu’elles ont accompli au niveau de la mixité sociale et culturelle très particulière de nos quartiers, pour éviter de repartir sur une mobilisation qui perturbe la scolarité, et qui sera inutile s’il n’y a pas une volonté d’aller dans le sens de « la priorité à l’éducation » dans notre société, pour tout cela, nous aimerions que la situation s’éclaircisse au plus vite.

Le Collège Paul Eluard et les 6 écoles du secteur ont perdu le réseau d’éducation prioritaire.

Il y a depuis une très forte mobilisation contre cette suppression du REP. Nous avons été où nous avons pu pour rencontrer les personnes qui pouvaient nous entendre sur cette injustice qui s’abattait sur notre quartier. Nous avons rencontré des personnes à la DSDEN, au Rectorat, tout cela en vain, pour la réintégration en REP. Nous avons bien entendu que Mme la ministre ne reviendrait pas sur sa décision, n’en doutez pas. Mais les incertitudes concernant l’ensemble du réseau sont pour le moment énormes.

 

Le 21 janvier, à l’issue de notre entretien, vous nous demandiez de rassurer les parents, les enseignants et les directeurs. Vous comprendrez qu’en l’état actuel des choses nous ne sommes absolument pas en mesure de le faire.

Après plusieurs lettres et de nombreux coups de téléphone, sans que nous ayons la possibilité d’avoir une fois pour toute un interlocuteur, nous avons recueilli un nombre conséquent d’informations contradictoires pour lesquelles nous demandons des réponses :

 

  • La convention ne vaut que pour le collège ?
  • Il ne peut y avoir d’écoles liées par une convention ?
  • Paul Bert et Dolto ne conservent leurs moyens que pour un an ? Quelle forme cela prendra-t-il : lettre d’engagement, acte d’engagement, convention ?
  • Pourquoi Mme Diallo, inspectrice de circonscription, ne peut-elle signer une convention pour les écoles, à l’instar de Mme Bovet pour le collège ?
  • Pourquoi des écoles parisiennes ont-elles pu signer des conventions ?
  • Pourquoi Mme la ministre a-t-elle écrit : « Quelle réponse à la situation des écoles qui ne sont pas rattachées à un réseau ? 
Là encore, l’allocation progressive des moyens et les « conventions académiques de priorité éducative » permettront de maintenir les dispositifs et moyens attachés à l’éducation prioritaire. Il n’est pas question de laisser ces écoles en difficulté sans possibilité de recourir aux ressources de l’éducation prioritaire. »
  • Pourquoi dans le 92, ont été proposées des Cape dans lesquelles étaient nominalement incluses les écoles et les moyens qui leur étaient alloués ?
  • Les conventions ne peuvent être que sur 3 ans ? Pourquoi à un collège du Gard (Bagnols-sur-Cèze, réseau du Bosquet) a-t-il été proposé 4 ans ?
  • La mairie doit-elle signer une « lettre d’engagement » pour prendre acte des mesures prises quant aux moyens alloués dans le cadre de l’éducation prioritaire sur les écoles de Montreuil ?
  • Sous quelle forme « juridique » seront formulés les moyens que vous accorderiez aux écoles maternelles Voltaire et Marceau et aux élémentaires Voltaire-Héritier ? Qui devra signer ? Pour combien de temps cela vaudra ?
  • Quels sont les critères établis sur les écoles pour déterminer leurs besoins en terme d’éducation prioritaire ?
  • Les PCS défavorisées, les revenus médians, le pourcentage de chômeur et celui des non-diplômés, ainsi qu’ils émanent de documents de travail syndicaux, sont-ils les critères retenus ?
  • Comment avez-vous obtenu celui des non-diplômés ?
  • Les 3 écoles élémentaires fournissent 90% des collégiens de Paul Eluard. Si une convention pour le maintien des moyens y est proposée, pourquoi n’y a-t-il rien pour Voltaire et Françoise Héritier ?
  • Le taux des PCS défavorisées sur le groupe scolaire Voltaire-Héritier est de 34,6 % (hors primo-arrivants). C’est insuffisant ?
  • Quel taux de PCS défavorisées avez-vous retenu pour Paul Bert ?
  • Pourquoi les directeurs et les enseignants ne reçoivent-ils aucune information de qui que ce soit quant à leur avenir et les conditions dans lesquelles ils pourront exercer leur travail ?
  • Alors que les réunions de travail avec les syndicats ont déjà eu lieu et que la carte scolaire est déjà connue, pourquoi ne pas nous dire concrètement ce que vous proposez pour les écoles et faire attendre tout le monde ?
  • Le Rased sera-t-il conservé ? Y aura-t-il des limitations d’effectifs ? Les décharges de direction resteront-elles aux normes de l’éducation prioritaire ? Y aura-t-il des heures pour l’accompagnement éducatif ?
  • Pourquoi nous avoir dit de travailler sur la convention, sans nous donner les modalités pour y travailler, sans répondre à nos demandes répétées de réunion de travail ?
  • Vous nous faites comprendre que nous ne nous adressons pas aux bonnes personnes : pourquoi ne pas nous indiquer un interlocuteur ?
  • Vous semblez penser que nous ne sommes pas toujours à notre place en tant que parents, mais ce sont à nos enfants et à notre quartier que vous retirez le réseau d »éducation prioritaire. Les enseignants et les directions des écoles n’ont pas non plus d’interlocuteur, ils sont mis devant le fait accompli. Ils ne peuvent donc pas répondre à nos questions.
  • Vous pensiez peut-être que nos inquiétudes, que vous étiez soucieux de lever, ne concernaient que le sort du collège, mais la mobilisation s’est faite pour l’ensemble du réseau et tous, parents, enseignants et directeurs, nous le défendons de manière unilatérale.
  • Vous avez reconnu les spécificités de notre quartier, ses difficultés, ses fragilités et vous nous avez assuré que vous mettriez en œuvre ce qu’il faudrait pour répondre à ses besoins. Pourquoi ne pas nous dire ce que vous proposez ? Pourquoi les écoles qui alimentent le collège auraient-elles un traitement différent ? Pourquoi personne n’est en mesure de nous parler pour l’ensemble du réseau ?

En l’état actuel des informations, nous n’avons aucune garantie sur rien, ce qui ne peut constituer un motif d’apaisement.

Aucune des personnes concernées, parents, enseignants, directeurs et représentants de la Mairie n’ont de réponse aux questions que nous posons.

Nous ne demandons qu’à comprendre et à conclure.

Julie Mainka, Isabelle Hazaël, Laure Arto, Sophie Decaudin pour les parents du collège Paul Eluard, les écoles élémentaires Voltaire et Héritier, les écoles maternelles Marceau et Voltaire.

Demain, mardi 3 février, nous parents d’élèves du collège Paul Eluard et des 6 écoles primaires et maternelles exclus de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire seront aux côtés des enseignants lors de la manifestation parisienne pour dénoncer l’incroyable incurie du gouvernement en matière d’éducation.

Nous, parents, soutenons totalement les grévistes du collège et des écoles car il est plus que temps de remettre au centre des débats les choix incohérents du gouvernement dans la refondation de l’éducation prioritaire.

Nous marcherons ensemble, avec les autres établissements exclus du REP, et nous nous retrouverons en Assemblée Générale pour explorer des pistes d’actions communes.

Nous sommes déçus de voir que l’on sanctionne toute une communauté (enseignants, parents) parce que nous avons réussi à faire vivre la mixité tant souhaitée par les responsables administratifs et politiques.
Nous sommes déçus de voir que cette mixité appelée de ses vœux par l’ensemble de la classe politique devienne le prétexte d’une suppression de moyens.
Nous sommes déçus que les discours de bonnes intentions de la part de notre gouvernement ne se concrétisent pas par des engagements clairs et pérennes.

Nous n’avons pour l’instant aucune garantie sur ce que sera l’avenir du collège Paul Eluard et de ses 6 écoles rattachées. 

Nous sommes inquiets et en colère des conséquences multiples que cette sortie du REP, et la perte des moyens qui vont avec, entrainera sur les familles, sur nos enfants. Nous savons, parce que nos enfants fréquentent ces écoles, qu’elles fonctionnent déjà avec le strict minimum et que les moyens dont elles disposent suffisent à peine.

Nous savons que le Réseau d’aide aux enfants en difficulté (RASED) est déjà contraint de refuser la moitié des demandes de prises en charge; que certains projets pédagogiques ne reçoivent des financements uniquement parce que l’école a le label REP; que l’accompagnement éducatif, financé par le REP, permet à des enfants de pratiquer une activité gratuitement; qu’il y a une différence entre une classe à 25 pour les plus chargées et une classe à 29 ou 30 quoiqu’en disent nos responsables administratifs et politiques qui devraient venir dans nos écoles pour s’en rendre compte.

Nous savons que chaque année, les enseignants doivent se battre pied à pied pour conserver telle ou telle option, que le REP n’est déjà plus depuis longtemps une garantie de la pérennisation des moyens.

Nous savons que la perte des moyens du REP signifie pour tous la dégradation des conditions d’enseignement et qu’il ne faut pas avoir fait l’ENA pour s’en rendre compte : « moins » c’est « moins » et pas « autant » ou « mieux ».
Nous savons déjà que dès la rentrée prochaine, conséquence directe de l’annonce de la sortie du REP du collège et des écoles, de nombreuses familles ont pris leurs dispositions pour inscrire leur enfant dans des établissements privés ou à Paris.

Nous avons la preuve que l’administration a pris sa décision de sortir le collège Paul Eluard du REP en se basant malheureusement sur des chiffres erronés et que pour un des quatre critères retenus pour évaluer les établissements (pourcentage des élèves en ZUS, redoublants, boursiers et catégories socio-professionnelles défavorisées), celui des catégories socio-professionnelles défavorisées, il y avait un écart de 10 points entre la réalité et leurs chiffres. Nous continuons de demander pourquoi, alors que ce critère est manifestement le plus relevant pour l’administration, il y a 16 établissements classés REP dans l’académie qui ont des taux inférieurs aux nôtres.

La mobilisation massive dans laquelle nous nous sommes engagés en novembre dernier n’est, pour nous, pas terminée, et nous sommes prêts à la poursuivre avec toute la force nécessaire, en organisant, à nouveau, si nécessaire, des journées écoles désertes et des blocages des établissements du secteur. Nous continuons de demander des garanties précises et détaillées sur les moyens que le rectorat pourraient vouloir accorder au collège et à TOUTES les écoles de son réseau. Nous continuons de demander la réintégration du collège Paul Eluard et de ses 6 écoles dans le REP, ainsi que de tous les autres établissements exclus qui subiront de plein fouet les conséquences de décisions absurdes.

Nous ne nous résignons pas.

Les parents du collège Paul Eluard, des écoles maternelles Dolto et Marceau, des écoles élémentaires Voltaire, Françoise Héritier et Paul Bert.

Bonjour à tous,

Mardi 3 février, les écoles et le collège seront en grève et les enseignants iront manifester.
Venez nombreux vous joindre au cortège de l’éducation prioritaire!

Il faut continuer à manifester fortement notre présence aux politiques et aux administrations, car rien n’est gagné, rien n’est acquis maisbeaucoup de choses se jouent en ce moment. Les rumeurs concernant les moyens qui nous seront octroyés vont bon train et, toujours selon ces rumeurs, il y a de nouvelles choses qui pourraient être acquises.
Mais il est absolument nécessaire que nous nous montrions encore fortement déterminés, que nous soyons présents, comme au premier jour!
Un communiqué de presse partira demain matin pour indiquer notre mobilisation lors de cette manifestation et notre soutien aux grévistes. Nous dirons à tous que nous sommes toujours là et que nous ne lâchons pas.

Ramenez vos banderoles, tee-shirts et sifflets!!

La manifestation part de la place Edmond Rostand, à l’entrée principale du jardin du Luxembourg et se rendra au ministère de l’éducation nationale.

RER B : Luxembourg

ou Métro ligne 10 : Sorbonne (plus loin)

Rendez-vous à 13h00 devant le collège Paul Éluard pour ceux qui veulent partir ensemble.

Rendez-vous à 13h50 : à l’angle du boulevard Saint Michel et de la rue Gay Lussac, devant le café « Le Cercle ».

Demain lundi après-midi, il faudrait un groupe de parents pour préparer des banderoles, pancartes, possibilité de faire ça à l’école Voltaire (salle informatique).

Besoin de tissus, cartons, scotch, colle, ficelle, feutres indélébiles, peintures et rouleaux, etc…
Pour les slogans, il faudrait que « Montreuil », « Paul Éluard » soient visibles , « les 6 écoles » , « les parents » , « exclus du REP » , « toujours mobilisés » (pas tout sur la même banderole, hein)

(exemples : najat a tuer mon REP
ou : déchus du REP mais toujours vivants
ou : des sous (des moyens) pour les ex-REP
ou : montreuil est toujours là!!
ou : parents furieux,
ou : des moyens pas des mitraillettes etc..)

PARENTS ET ENSEIGNANTS, du collège Paul Éluard et des écoles Voltaire, Héritier, Marceau, Dolto, et Paul Bert, et autres écoles

êtes conviés à une

GRANDE RÉUNION D’INFORMATION

dans le cadre de la lutte contre les sorties du REP

mardi 27 janvier 2015 à 19h dans la salle polyvalente du collège Paul Éluard

– Informations sur l’état de la mobilisation et compte-rendu du dernier entretien au Rectorat.

– Informations sur la prochaine rentrée scolaire.

Le déclassement REP du collège Paul Éluard touche toutes les écoles Voltaire, Héritier, Marceau, Dolto et Paul Bert

 

Encore un refus !!!

Publié: 22 janvier 2015 dans Actions / NEWS

Suite au refus de la rectrice mandatée par la ministre de nous réintégrer en éducation prioritaire, les enseignants du collège ont décidé de cesser le travail ce matin.
Assemblée Générale des personnels et des parents ce matin ….

Nous,parents d’élèves du collège Paul Eluard et des écoles du secteur, avons un nouveau rendez-vous au rectorat, demain mercredi 21 janvier. Nous attendonsbeaucoup de ce rendez-vous. Notre engagement et notre mobilisation n’ont jamais été la lubie d’une poignée de privilégiés qui craignaient de perdre leurs avantages.

Depuis 2 mois maintenant, nous défendons le maintien de moyens minimaux pour faire fonctionner un collège et ses 6 écoles dans un contexte particulier, dans un département particulier.

Nousréfutons depuis le début les chiffres, critères et analyses qui nous ont faitsortir du dispositif REP. 

 

Or, lesévènements terribles que nous venons de traverser n’ont fait que nous renforcerdans notre détermination à défendre notre réintégration dans le REP, ainsi quecelle des 3 autres établissements du 93. Nous ne permettrons pas de voir voleren éclats le peu de choses que nous avons mis des années à construire.

 

Nous déclarons que la mixité sociale, culturelle et confessionnelle telle que nous la vivons dans notre quartier et dans le département de laSeine-Saint-Denis doit être encouragée et soutenue, et non stigmatisée en nous taxant de privilégiés.  

Mixité confessionnelle : un lycée professionnel de confession juive (à 50 mètres de notre collège), de nombreux lieux de prières musulmans qui ont été ouverts ces 2 dernières années, ainsi qu’une synagogue l’année passée. 

Mixité sociale et culturelle : des gens qui dorment dans leur voiture et une ministre d’état (dont l’enfant ne fréquente pas les écoles du secteur), 2 MOUS Roms etdes intermittents du spectacle, 25% de logements insalubres et les marchands de sommeil qui vont avec, 35.5 % de familles mono-parentales (moyenne sur la ville: 32%), 35.5 % de ménages non-imposés (moyenne sur la ville : 37%), environ 25%d’enfants qui ne parlent pas le français à la maison, une trentaine d’enfants en UPE2A (classe d’intégration pour les primo-arrivants), des dizaines de sans-papiers, des squats de travailleurs pauvres et des squats d’artistes.

 

L’équilibre de cette mixité qui a fait dire aux décisionnaires que nous n’avions plus besoin des moyens de l’éducation prioritaire est fragile. Nous avons dit depuis le début de la mobilisation, et tout le monde en est convaincu après ces événements tragiques, que nous retirer les moyens de l’éducation prioritaire est irresponsable et absurde.

 

Les conséquences concrètes de la sortie de l’éducation prioritaire sont :

– On propose ni plus ni moins aux enseignants qui le souhaitent une facilité de mobilité pour changer d’établissement et demander un collège classé REP ailleurs, ce qui signifie la destruction de la stabilité des équipes (86% des enseignants du collège ont plus de 2 ans d’ancienneté) alors quel’administration n’arrive pas à recruter et à stabiliser les enseignants en Seine-saint-Denis. C’est toute la perversité de cette sortie de REP : non seulement on supprime des moyens mais en plus, on propose à ceux qui assuraient son bon fonctionnement de s’en aller.

-L’inspection académique a déjà annoncé il y a 2 semaines la suppression d’une classe à l’école élémentaire Voltaire, ce qui donne deux classes à 29 élèves et2 double-niveaux! Les primo-arrivants en classe d’intégration (UPE2A) ne sont pas comptabilisés dans les effectifs. Quand ils rejoindront leur classe encours d’année, les classes à 30 sont ici une réalité et non un fantasme comme on veut nous le faire croire.

 

– On demandera aux enseignants, faute de moyens, de choisir entre la classe bi-langue, le latin ou le grec d’une part et les cours en demi-niveaux, le soutien individualisé ou le renforcement en français et mathématiques d’autre part. D’un côté, on crée de l’évitement parce qu’il n’y a plus d’offre attractive, de l’autre, on met en péril tout le processus d’aide aux enfants en difficulté. Choix cornélien parce qu’il n’y a que des perdants.

 

-L’évitement scolaire est une réalité et ne fera qu’empirer. Il y a ceux qui n’ont jamais mis leurs enfants dans les écoles du secteur et qui échappent à toute comptabilité, ceux qui ne font pas leur entrée en 6ème et ceux qui partent en 4ème. Des parents ont déjà pris leurs dispositions pour scolariser ailleurs leurs enfants car la sortie de l’éducation prioritaire signifie pour eux la dégradation des conditions d’enseignement.

 

– Enfin,les heures du REP ont aussi permis un rapprochement et des échanges avec le lycée professionnel juif Daniel Mayer, ce qui a contribué à l’apaisement des relations entre les adolescents.

 

Lors des vœux de notre député Razzy Hammadi, nous avons pu rencontrer Claude Bartolone.Nous lui avons fait part de notre inquiétude et de notre colère quant à cette décision ministérielle. Nous lui avons remis une lettre afin qu’il puisse prendre connaissance du problème et nous lui avons clairement demandé son soutien.Monsieur Bartolone, ainsi que Monsieur Hammadi nous ont assuré de leur compréhension quant à la situation. Nous leur demandons qu’ils s’engagent concrètement car ils nous ont dit partager notre inquiétude sur les conséquences de cette sortie du REP et sur l’indispensable attention dont l’école doit bénéficier.

Car depuis la vague d’attentats, les déclarations politiques s’enchainent et encore une fois l’école est au cœur du débat. Nos enfants croisent tous les jours les militaires en armes chargés de la protection du lycée juif et de la synagogue.D’un coup, nous sommes devenus un quartier « sensible ». Or, depuis, le 20 novembre, début de notre mobilisation, nous crions partout à qui veut l’entendre que nous sommes effectivement un quartier « sensible » et que toute la Seine-saint-Denis l’est. L’armée sera-t-elle la seule réponse?

Nous appelons les politiques à prendre leurs responsabilités et à agir. Mixité,vivre-ensemble sont autant de mots qui sont prononcés comme des incantations par nos hommes et nos femmes politiques. La suppression du réseau d’éducation prioritaire ici, dans les 3 autres établissements du 93, dans le collège Lucie Faure en plein 20ème arrondissement, à Clichy-la-Garenne et dans beaucoup d’autres endroits de France c’est détruire l’espoir d’y arriver, car effectivement, l’école est au cœur de tout.